Une déambulation au bord de chemins forestiers, des arbres, des branchages, des herbes mus par le vent ou dressés vers la lumière, l’observation et la mémoire de leur danse enlevée imprègnent le travail de Paulus Marquet.

Le déploiement et l’accroche d’une tige ou d’un feuillage, la croissance d’un système racinaire, un noeud dans le bois façonnent ses oeuvres. L’étude méthodique et répétée ou l’observation parfois spontanée de la Nature l’invite à travailler le métal d’une façon singulière non pas pour en reproduire les lignes mais plutôt pour en redessiner l’essence à la façon d’un trait d’encre qui vient se projeter en volumes et ombres dans les espaces qui les abritent. Soudé, modelé, patiné, l’acier se transforme en pièces uniques délicates et aériennes dans lesquelles vient se figer le mouvement du végétal.