Commencement d’une série ouverte explorant les liens indéfectibles entre la nature et les êtres vivants, « Nomads » est un diptyque de peaux d’équidés sculptées dont la nature et l’origine expriment animalité, espaces infinis, itinérance, galops sans entraves, dépendance séculaire et respect de l’homme envers les animaux.* 

En utilisant des outils très simples, l’intervention de Marion Chopineau consiste à ciseler, sculpter la surface pour laisser apparaître les nuances de la robe comme des strates géologiques. 

Inspirés par la cartographie, les vues aériennes et les mouvements d’éléments naturels – l’eau suivant le lit de la rivière, le vent dans les hautes herbes – les mouvements organiques insculpés par l’artiste évoquent les traces d’anciens rituels, les signes et symboles pariétaux gravés dans la roche. Ils font écho aux notions de migration et de nomadisme, de flux à travers un territoire.

 

* L’élevage des chevaux en Mongolie fait partie de la culture locale et les animaux y paissent en totale liberté. Les chevaux n’y sont pas élevés pour leur peaux mais peuvent être traditionnellement consommés lors de rares rituels dictés par le cycle des saisons, suivant la croyance que la force de l’animal va être transmise aux hommes afin de survivre à la rudesse des longues périodes de froid. Seule une partie d’entre elles sont tannées sous l’égide d’une compagnie néerlandaise soucieuse du respect de l’environnement, des communautés d’éleveurs, de tanneurs et du bien-être animal. 

Marion Chopineau